Nos amants les animaux

Voici également un contre-argumentaire avec lequel je suis 100% d'accord.

1) zoophilie = perversion, c'est le cliché de base concernant la zoophilie, pourtant toutes les études scientifiques tendent à démontrer le contraire (voir Cerrone, Master, Beetz ou weinberg)

 

2) taux de suicide plus important, même si j'aimerais connaitre les sources je suppose que c'est probablement vrai, mais d'après vous pourquoi? parce que les actrices en questions se sont dit "ho mon dieu je suis devenue une malade, je ne peux plus vivre comme ça, ou bien alors c'est sous la pression des gens comme toi C qui les humilient, les traite de monstres et vont jusqu'à parler de consolation en évoquant leur mort, en suggérant en plus que mourir ne suffise même pas à se faire pardonner?

 

3) zoophilie = bestialité, c'est faux, on distingue 4 termes différents:

 

-zoophilie, qui concerne une attirance PAS NÉCESSAIREMENT sexuelle envers les animaux, c'est donc une simple relation affective très forte, mais la plus part des zoophiles (en ce sens du terme) rejettent l'appellation zoophile car on lui attribue à tort la pratique sexuelle.

 

-zoo sexualité, qui englobe aussi bien l'attirance sexuelle que l'attirance sentimentale envers les animaux, c'est une orientation sexuelle au même titre que l'homosexualité ou la bisexualité.

 

-bestialité, qui décrit UNIQUEMENT un acte sexuel entre humain et animal

 

-zoo sadisme, qui, là, est bien une perversion car c'est comme son nom l'indique une forme de sadisme et ses auteurs tirent du plaisir non pas de l'acte sexuel mais de la souffrance de l'animal principalement, c'est une chose a laquelle une immense majorité de zoophiles est opposée.

 

4) O, c'est quoi une bonne santé mentale? être hétéro, avoir une femme, des gosses, un boulot et attendre la retraite? explique moi en quoi un zoophile est nécessairement malade? oui, ça choque un peu la morale populaire, c'est "contre nature" tout comme les homosexuels (au passage je précise qu'on compte en moyenne 20% de relations homosexuelles et 10% de relations inter-espèces dans le milieu naturel, c'est donc loin d'être contre nature) mais concrètement a part choquer ta morale à toi, sur quelle base morale tu condamnes la zoophilie?

 

5) C, toutes mes félicitations tu remportes la palme d'or du bon gros cliché bien gras, il manque juste la comparaison avec la pédophilie dans ton post pour qu'il soit parfaitement représentatif de l'opinion du français moyen. Sache tout d'abord que le viol est tout sauf une pratique courante des zoophiles, c'est un acte que l'on condamne. Ensuite ça te surprendra sans doute mais un animal n'a pas une sexualité naïve, ils ne se promènent pas joyeusement à bisounours land et croisent de temps en temps un partenaire avec qui ils vont s'accoupler les yeux fermés dans le noir en se disant "je fais ça pour perpétrer mon patrimoine génétique, rien d'autre, j'en suis parfaitement conscient, d'ailleurs j'ai un doctorat en biologie, je ne ressens aucune excitation sexuelle ni aucun plaisir dans ce que je suis en train de faire".

 

Alors effectivement ils ne sont pas doués de parole, ils ne peuvent pas dire clairement oui ou non, ils ne peuvent pas non plus porter plainte, mais de la à les considérer comme de pauvres petites créatures innocentes c'est leur manquer de respect tant tu les sous estimes.

 

Les animaux ont un mode de communication, parfois très évolué et parfaitement décryptable par quelqu'un qui a un minimum d'habitude à leur contact (ne venez pas dire que c'est faux, vous aller énerver des milliers de gens dont le métier est basé sur le comportementalisme et l'éthologie). Il est donc parfaitement possible de déterminer si un animal est consentant ou non a un acte sexuel et, crois le ou pas, les zoophiles respectent la volonté de leur animal.

 

Ensuite je suppose que tu te bases sur l'idée reçue N°6 comme quoi un acte sexuel est forcement douloureux pour un animal et là je ne peux que te plaindre si c'est la vision que tu as de la sexualité (car oui, l'être humain n'a pas le monopole du plaisir sexuel), au passage je trouve assez abérant qu'on parle de maltraitance quand quelqu'un a une relation sexuelle avec un animal, même quand il apparait clairement qu'il s'agit de zoosexualité et non de zoosadisme, et qu'en revanche quand les vétérinaires d'élevage nous explique que les méthodes de récoltes de semence chez le taureau (qui consiste quand même a l'immobiliser et lui insérer une électrode grosse comme un concombre dans l'anus avant de lui envoyer une série de décharges électriques) est complètement indolore et ne perturbe en rien l'animal, là ça ne choque personne et tout le monde gobe, c'est forcement vrai c'est un vétérinaire qui le dit!

 

Quand à ta réflexion sur le suicide, bravo, superbe démonstration de l'esprit bien pensant et de cette morale dont vous nous reprochez de manquer, c'est sur que désirer sexuellement des animaux c'est bien plus grave que souhaiter le suicide d'humains.

 

 

Premièrement: "la sexualité n'a pour but que la reproduction".

 

C'est effectivement exacte au sens strictement biologique du terme, mais est-ce bien une vérité absolue? en réduisant la sexualité à sa simple utilité, tu nie l'intérêt même de l'existence car après tout, si notre but est de suivre nos fonctions biologiques, alors nos vies devraient se résumer à se reproduire, se nourrir, boire et respirer.

 

Hors beaucoup d'entre vous savent au fond d'eux que ce n'est pas le cas, quand on mange on préfère un plat cuisiné à un animal crevé mangé cru, quand on vie, on a cette conviction en nous qui nous dit qu'on ne doit pas se contenter de se reproduire et de survivre, de même quand on a du sexe, n'en déplaise au pape, ce n'est pas systématiquement dans un but de procréation (c'est en tout cas tout le mal que je vous souhaite).

 

Je me répète donc en disant que l'être humain n'a pas le monopole de la sexualité ludique, les animaux aussi aiment le sexe et ils ne s'imposent pas toutes ces morales vaines que s'imposent les humains, cela ne pose aucune problème de conscience à un animal d'avoir une relation avec un humain.

 

Cet argument, "la sexualité ne sert qu'à se reproduire", je le connais bien et ce n'est finalement qu'une variante de l'argument "la zoophilie est contre-nature", ce à quoi je répète que dans la nature plus de 20% des relations sexuelles sont homosexuelles et 10% son inter-espèces, ce que l'on appelle "la nature" étant une interprétation du comportementalisme de la faune sauvage dans son ensemble, je ne vois pas comment on pourrait estimer que les animaux eux même sont contre nature puisque c'est une parfaite contradiction.

 

De plus si tu condamnes la Zoophilie au titre de son caractère "contre nature" alors tu condamne au MÊME TITRE les homosexuels, les rapports anaux, buccaux et toute pratique non procréatrice, notre vie sexuelle va en prendre un coup non?

 

D'ailleurs, tu l'auras remarqué, j'ai omis un terme volontairement: la fameuse pédophilie, symbolique de ton second argument: "si on tolère la zoophilie on va doit tout tolérer" plus connu sous l'argument "les zoophiles et les pédophiles c'est la même maladie".

 

Pourquoi je ne l'ai pas cité? et bien pour une logique bien simple: l'age moyen des premières menstruation chez une femelle humaine est de 12 ans, sa majorité sexuelle (légale) est a 16 ans, dans certains car (précoces) une femelle humaines peut être biologiquement féconde avant l'age de 10 ans.

 

De ce fait, un pédophile qui viole une gamine de 7ans, ça c'est déjà vu (est-ce utile de préciser que je ne soutiens pas ce genre de choses?) peut la mettre enceinte.

 

Dès lors, biologiquement parlant, ou est le mal? il s'agit d'une rapport sexuel entre male et femelle, de procréation non?

 

Tu vois en accusant les zoophiles de "contre nature" pour justifier leur rejet, non seulement tu te trompes dans l'essence même de tes accusations (puisque je viens d'expliquer que les relations inter-espèces font partie des comportements observés à l'état naturel) mais en plus tu autorises la pédophilie dans une certaine mesure (celle ou elle ne s'oppose pas à la "nature" du moment qu'elle donne lieu à une procréation).

 

Vois-tu donc cher admin, il n'y a à mes yeux qu'une seule forme de sexualité qui n'est pas tolérable: c'est le viol, et la pédophilie, à moins que tu ne saches me trouver, dans le contexte socioculturel qui est le nôtre, un enfant en bas âge qui est consentant à une pratique sexuelle avec un adulte (et je doute que tu puisses), c'est précisément du viol!

 

Tu utilises le terme "fantaisie" pour éviter celui de "perversité" comme si il ne s'agissait que d'une définition politiquement incorrecte d'un même mot, hors ces mots sont opposés, une fantaisie sexuelle c'est une attirance peu banale pratiquée dans le consentement de tous les participants, une perversité c'est un acte de viol, souvent dégradant, violent et surtout IMPOSÉ à une victime, c'est totalement contraire.

 

Si vous doutez encore des raisons pour lesquelles je proteste et que vous pensez que cet article n'est pas diffamatoire, faisons un petit test :

 

Rédigez le même article en remplaçant "zoophilie" par "homosexualité" et osez le valider, vous constaterez qu'à "perversion" égale les homosexuels bénéficient des droit de l'homme et un article semblable à leur sujet est passible de répression pour homophobie tandis que les zoophiles se font traiter de pervers, de malades, de tortionnaire d'animaux, on va même (comme c'est le cas ici) jusqu'à souhaiter leur suicide et, encore pire, ne pas s'en satisfaire! Mais dans ce cas de figure, c'est normal, ce n'est pas de la diffamation, l'état français considère probablement que c'est vrai.

 
Dim 28 fév 2010 Aucun commentaire